samedi, août 13, 2022
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Covid-19: désinformation sur les vaccins, le PEV organise un atelier de formation des professionnels de médias

Le programme élargi de vaccination  (PEV) organise du 27 au 28 mai 2021 à Kinshasa un atelier de formation en faveur des professionnels des medias pour lutter contre la désinformation contre les vaccins anti Covid-19.

En effet, à l’heure des réseaux sociaux et de la globalisation, le phénomène de l’infodémie a pris des proportions inquiétantes. La désinformation qui en résulte est capable de créer un climat de méfiance dans la communauté au point de mettre en échec toutes les mesures de la santé publique.

Pour le docteur Albert Muya, expert en infodémiologie, certaines personnes font circuler la désinformation de manière involontaire, tandis que d’autres le font avec des agendas cachés.

« Certaines personnes provoquent la désinformation de manière involontaire parce qu’elles ne savent pas, et d’autres le font avec des agendas cachés. Ça perturbe le programme de la santé et plus spécifiquement la vaccination. La plupart de personnes ont parlé des méfaits de la vaccination sans savoir de quoi elles parlaient. Raison pour laquelle nous sommes venus remettre le pendule à l’heure en répondant aux anxiétés, aux questionnements et aux tâtonnements de la population », a-t-il déclaré.

Evoquant la question du vaccin Astrazeneca présentement utilisé en RDC, le docteur Albert Muya déclaré que c’est un médicament comme tous autres, avec ses effets secondaires qui sont bien surveillés.

« Le vaccin Astrazeneca est comme tout médicament. N’importe quel médicament a des effets secondaires. Si vous prenez un vaccin comme par exemple l’Astravaneca, vous aurez des douleurs au point de l’njection, des maux de tête ou une petite fièvre. Mais dès que l’on prend par exemple le Paracétamol, ça passe (…). Avant que la personne ne soit vaccinée, il y a un bilan, une évaluation pour savoir si elle est éligible au vaccin ou pas. Et après qu’une personne ait reçu un vaccin, il y a une période de surveillance allant de 21 à 28 jours selon le protocole. Ici en RDC, c’est 28 jours de surveillance  pour savoir si ce qui peut lui arriver pendant cette période est lié au vaccin ou pas », a-t-il dit.

Notons que depuis que la vaccination contre le Covid-19 a été lancée en RDC, 18.400 personnes ont déjà été vaccinées selon les statistiques du 26 mai 2021. Plus de 60% de ces personnes sont des expatriés. Et jusque-là, le PEV n’a enregistré que 22 cas de caillot sanguin, d’après le docteur Albert Muya.

Sandrine Fundi

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