jeudi, août 18, 2022

RDC: Sama Lukonde et une délégation de SFI échangent sur la promotion du secteur privé

Le premier ministre congolais Sama Lukonde et une délégation de la Société financière internationale (SFI), une filiale de la banque mondiale, ont échangé ce mardi 22 juin.

Conduite par son directeur Afrique centrale et de l’ouest, Aliou Maïga, cette délégation de SFI a échangé avec le chef du gouvernement congolais sur la promotion du secteur privé et la fourniture énergétique en RDC.

« Nos discussions ont porté essentiellement sur le développement du secteur privé en République démocratique du Congo et sur un ensemble de secteurs, dont l’énergie qui est le moteur de toute économie et nécessaire pour les entreprises, les foyers ainsi que pour la République d’une façon générale (…). On est en train d’investir autour de 400 millions de dollars américains dans les prochaines années, à commencer par une première phase de 150 millions dans deux localités qui sont en train d’être identifiées », a déclaré à la presse Aliou Maïga.

Pour Aliou Maïga, l’énergie est un facteur indispensable de l’économie. Raison pour laquelle la réforme du système actuel est un impératif pour attirer les investisseurs.

« Pour réaliser ces projets-là, il faut qu’on travaille ensemble avec le gouvernement, la banque mondiale et nous pour continuer à réformer le secteur de l’électricité, à assainir le secteur et notamment, la Société nationale d’électricité pour pouvoir attirer les investisseurs privés », a-t-il dit.

Dans la foulée, les deux parties ont également échangé sur l’essor des PME. En RDC, plusieurs de ces entreprises ne peuvent pas se développer par manque d’appui financier. Elles  ne peuvent pas accéder aux crédits bancaires par manque de garantie. Raison pour laquelle SFI travaille présentement sur deux transactions pour aider certaines PME.

« La SFI a deux transactions en cours très avancées pour un montant total de 80 millions de dollars américains avec deux institutions financières, qui seront annoncées dès que les contrats seront signés (…). Les PME qui n’ont pas de garantie restent en dehors des financements du système bancaire. Le crédit-bail permet d’utiliser l’équipement financier comme la garantie. Mais pour que le crédit-bail puisse marcher, il y a des aspects fiscaux dans beaucoup de pays qui ne favorisent pas son développement par rapport au prêt classique », a-t-il conclu.

Sandrine Fundi

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