jeudi, août 18, 2022

Affaire 500 jeeps: les députés de l’ECIDé rejettent l’offre et exigent la démission de Christophe Mboso

S’exprimant ce vendredi 25 juin dans une conférence de presse sur l’affaire  de 500 jeeps, les députés de l’ECIDé de Martin Fayulu déclarent qu’ils n’ont jamais été ni demandeurs ni souscripteurs à ces véhicules qu’ils qualifient  de « jeeps de corruption.

« Nous portons à la connaissance de l’opinion nationale et internationale que nous ne pouvons aucunement être souscripteurs ni preneurs pour les jeeps de corruption(…) », a déclaré le député Jean Baptiste Kasekwa.

Pour les élus de l’ECIDé, la raison de ce don des jeeps du président de la République est « une intention manifeste d’achat des consciences » de députés nationaux. Ils expliquent que Christophe Mboso a fait l’annonce de ce don 3 jours après le rejet par l’assemblée nationale du projet de loi d’habilitation du gouvernement.

Par conséquent les élus nationaux de l’ECIDé exigent la démission illico presto de Christophe Mboso N’Kodia pour avoir souillé l’image de l’assemblée nationale en « faisant l’apologie du donateur des jeeps de corruption ».

« Le président de l’assemblée nationale a manifestement violé l’article 121, alinéa 2 du règlement intérieur qui dispose que le député national a l’obligation de sauvegarder à tout moment l’honneur et la dignité de ses fonctions, ainsi que l’image de marque de l’assemblée nationale(…). Demandons au président Christophe Mboso N’Kodia, au nom de l’honneur et de la probité morale devant caractériser un homme d’Etat de démissionner sans atermoiement de ses fonctions de président de l’assemblée nationale », déclarent ces élus de Lamuka.

Il sied de noter que cette affaire de 500 jeeps fait grand bruit au sein de l’opinion depuis qu’elle a été révélée au public grâce à un enregistrement audio qui avait fuité le 18 juin dernier lors de la réunion des députés de l’union sacrée. On entend dans cet audio le président de l’assemblée nationale annoncer aux députés le don de 500 jeeps du président de la République pour avoir « combattu le bon combat ».

Dostin Eugène Luange

A lire aussi