mercredi, août 10, 2022
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RDC: la FEC dénonce l’imposition des prix des biens de première nécessité par le gouvernement congolais

Dans une correspondance datée du vendredi 25 juin dernier adressée au ministre de l’économie nationale, la Fédération des entreprises du congo (FEC) dénonce la nouvelle structure des prix des biens de première nécessité proposée par le ministre de l’économie nationale le 24 juin au conseil des ministres.

Pour le patronat congolais, l’attitude du ministre de l’économie viole la loi relative à la liberté des prix et à la concurrence.

« La FEC est profondément consternée par cette attitude menaçante et dénonce avec toute véhémence cette approche de l’administration de l’économie qui contourne une procédure qui, manifestement, viole les dispositions de l’article 6 de la loi 18/020 du 9 juillet 2018 relatif à la liberté des prix et à la
 concurrence », écrit la FEC au ministre de l’économie.

D’après la FEC, la structure proposée par le ministre de l’économie ne reflète la vérité des prix. Elle en appelle par conséquent à l’arbitrage du premier ministre.

« Nous sollicitons l’arbitrage diligent de monsieur le premier ministre, chef du gouvernement, en sa qualité de coordonnateur  de l’action gouvernementale conformément à l’article 92 de la constitution afin de trouver une solution concertée qui prend en compte les coûts justifiés par les pièces comptables », dit la FEC

Il sied de rappeler que lors du conseil des ministre du vendredi 24 juin, le ministre de l’économie nationale a présenté les résultats de ses concertations avec les opérateurs économiques importateurs des produits surgelés. Ces résultats proposent ainsi une réduction des prix de certains aliments trop consommés à Kinshasa, entre autres le chinchard et le poulet.

Pour certains produits, les prix proposés par le ministre de l’économie vont jusqu’à plus de 50% des prix actuels sur le marché. La mesure  a été adoptée par le conseil des ministres qui a demandé au ministre de l’économie de préparer un arrêté ministériel à faire adopter par le prochain conseil des ministres.

Sandrine Fundi

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