jeudi, août 18, 2022

RDC-promulgation loi organique sur Ceni: « l’institution habilitée à apporter des réformes dans le pays s’appelle le parlement »( Chris Mukendi)

Après l’adoption par les deux chambres du parlement de la loi organique sur la Ceni et sa promulgation par le président de la République le 3 juillet dernier, les réactions ne cessent de pleuvoir de partout, soit pour critiquer ses innovations, soit pour les soutenir.

Pour Chris Mukendi, communicateur de l’AFDC de Bahati Lukwebo, la loi électorale de 2005 tout comme ses différentes révisions qui ont suivi avant chaque cycle électoral ont toujours été votées au parlement et pas ailleurs.

« Rappelons que l’institution habilitée à apporter des réformes dans le pays s’appelle Parlement, où siègent députés et sénateurs de Lamuka, Front commun pour le Congo et de l’Union de la nation congolaise », rappelle-t-il  aux détracteurs de la loi promulguée par le président de la République le 3 juillet 2021.

A ceux qui disent que cette loi organique de la Ceni a été votée sans consensus et baliserait la route à la tricherie aux élections de 2023 en faveur du pouvoir actuel,  Chris Mukendi rétorque que le vrai consensus se fait au sein de l’assemblée délibérante qui est le parlement pour le cas de la RDC. Et si pendant le vote la voix de la majorité l’emporte sur celle de l’opposition, ça ne serait que normal vu que c’est un principe démocratique, dit-il.

Quant à la dépolitisation qui manquerait à cette loi selon ses détracteurs, Chris Mukendi répond qu’aucune composante de la société congolaise manque de coloration politique.

« Est-ce dépolitiser la Ceni veut dire la confier entre les mains de la société civile, laquelle? Lorsque tout le monde sait que dans ce pays qu’il existe une société civile toute tendancieuse. Société civile FCC, société civile Lamuka et société civile USN », s’interroge ce cadre de l’AFDC.

Pour ce communicateur de l’AFDC, si réellement les politiciens et la société civile veulent que les organes délibérants de la Ceni soient apolitiques, il faudra carrément confier l’organisation des élections aux fonctionnaires du ministère de l’intérieur comme ça se fait dans tous les pays de vieille démocratie.

Sandrine Fundi

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