Loi Tshiani: “Comment comprendre que certaines personnes qui ont acquis la nationalité puissent adresser des menaces contre le pays qui les a accueillis?” ( Christophe Mboso)

0
378

La proposition de loi portant modification de la loi sur la nationalité initiée par l’ancien candidat président de la République Noël Tshiani et endossée depuis par le député national  Nsingi Pululu ne cesse de susciter des réactions.

Dans son adresse aux députés nationaux lors de la plénière de ce mardi 13 juillet 2021, le président de l’assemblée nationale s’est insurgé contre ceux qui  menacent le pays parce qu’ils se sentiraient visés par certaines dispositions de cette proposition de loi.

“Nous devrions convenir que l’exercice et l’accès aux hautes fonctions d’un Etat moderne devraient répondre aux critères objectifs de qualité en harmonie avec l’histoire  et les réalités géostrategiques de notre pays”, a déclaré Christophe Mboso.

Et de s’interroger: “comment comprendre que certaines personnes qui ont acquis la nationalité puissent adresser des menaces contre le pays qui les a accueillis et leur a offert son hospitalité sans aucune discrimination? Notre peuple ne peut-il pas se remettre en question face aux actes de violence, atrocités et affres de guerres auxquelles il est confronté ces 30 dernières années de son histoire ainsi que face aux trahisons et autres complicités de congolais(…)?”

Pour le président de la chambre basse du Parlement, les multiples guerres qu’a connues la RDC ces dernières années ont mis à rude épreuve l’hospitalité du peuple congolais. Les conséquences sont susceptibles à pousser les congolais à développer le réflexe d’autodéfense.

Il sied de noter qu’ en marge de cette communication aux élus nationaux, le président de l’assemblée nationale a rappelé la procédure à suivre pour qu’un texte arrive à être examiné en plénière. Le fait que Nsingi Pululu ait  accepté de déposer cette proposition de loi ne garantit pas son examen en plénière. Il a par contre usé de ses prérogatives en tant que législateur, a dit Christophe Mboso.

Élysée Odia