Désignation membres de la Ceni: “Je suis perturbé par ces spectacles que nous donnent les confessions religieuses qui n’ont cessé de nous donner des leçons de moralité” (L. Mende)

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Après l’échec des discussions entre les confessions religieuses sur la désignation du président de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), les réactions ne cessent d’être enregistrées.

La dernière en date recueillie par la rédaction de Yabisonews.cd est celle du député national Lambert Mende, qui dit être sidéré par le manque de consensus entre les religieux alors qu’ils se sont toujours érigés en donneurs des leçons.

“Je suis moi perturbé par ces spectacles que nous donnent les confessions religieuses qui n’ont cessé de nous donner des leçons de moralité mais qui paraissent incapables de dégager un consensus à huit (…). Nous sommes en face des pères spirituels dont l’exemple ne ne semble pas à être adopté”, a-t-il dit dans un entretien exclusif avec Yabisonews.cd.

Quant au refus des autres composantes (Lamuka, FCC, Ensemble pour la République et l’UNC) de présenter leurs candidats sans un consensus au préalable, Lambert semble être pour un forcing sans le dire clairement.

“Je ne pense pas qu’il faille parler d’un appareil grippé(…). A un moment donné, une majorité se dégagera au parlement et décidera en fonction de ceux qui auront présenté les candidats. Ceux qui traînent le pied, se joindront à eux plus tard. Ça n’engage que moi. Nous ne désignerons pas de personnes pour les composantes auxquelles nous n’appartenons pas. Nous ne pouvons pas laisser aussi le pays être pris en otage par les mauvaises habitudes dont les uns et les autres ne parviennent pas à se débarrasser. Nous leur laissons le temps de se décider mais en même temps la machine doit être mise en marche”, pense-t-il.

Concernant le mécontentement qu’il y aurait au FCC aile Union sacrée sur l’unique poste qu’il aura à la Ceni malgré son poids politique, l’ancien ministre des médias rassure que le président de la République n’y est pour rien. Tout a été réglé entre députés.

“Les composantes vont seulement amener les noms des candidats au président de la République et lui va promulguer par une ordonnance présidentielle, car sa compétence du chef de l’Etat en la matière est une compétence liée. Donc je ne pense qu’il faille calomnier le président de la République et lui faire porter le péché qu’il n’a pas commis. Nous nous sommes mis d’accord sur un nom qui sera présenté”, a-t-il déclaré.

L’élu de Lodja dans le Sankuru pense que si le bureau de la Ceni n’est pas encore mis en place à ce jour, c’est parce que certaines personnes dans la classe politique congolaise n’arrivent pas à se débarrasser des vieilles habitudes de se faire dicter de position par des “influenceurs qui, souvent n’ont rien à voir avec nos institutions ou même le pays”.

BL