Nouvelle loi électorale : La Monusco invite les parties prenantes à la flexibilité pour des élections apaisées

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Nouvelle loi électorale : La Monusco invite les parties prenantes à la flexibilité pour des élections apaisées

La Mission de l’ONU pour la Stabilisation en RDC loue les efforts du speaker de la chambre basse du parlement, Christophe Mboso visant à favoriser l’inclusivité de la révision de la loi électorale en cours d’examen à l’assemblée nationale. Son porte-parole, Mathias Gillmann l’a déclaré lors de la conférence de presse ce mercredi 18 mai 2022.

“Adopter une loi électorale garantissant la transparence et l’inclusivité des élections à tous les niveaux et à toutes les étapes pour réduire les tensions politiques, institutionnelles et pré – électorales et faciliter la préparation des élections de 2023, est essentiel. Nous encourageons toutes les parties prenantes à faire preuve de flexibilité concernant les moyens d’atteindre ces objectifs”, a soutenu Mathias Gillmann.

Il a en outre, déploré certaines décisions prises par la majorité et l’opposition concernant cette loi électorale sous examen à l’assemblée nationale.

Selon lui, les Nations unies déplorent le fait que l’opposition parlementaire conditionne sa participation aux travaux à la réouverture d’une décision déjà actée par les institutions de la république.

“Les Nations unies regrettent également que le 12 mai en plénière, les députés de la majorité se soient prononcés contre la publication des résultats par bureau de vote ou encore contre des propositions qui garantiraient la présence des femmes sur les listes de candidats”, précise le porte-parole de la mission onusienne.

La MONUSCO reste disposée à soutenir toute initiative constructive et inclusive allant dans le sens de l’unité et de la cohésion nationale.

La révision de la loi électorale représente l’une des dernières opportunités de renforcer les mécanismes de transparence et de redevabilité susceptible de garantir des élections de qualité et de restaurer au moins en partie, la confiance entre les parties prenantes, estime le porte-parole de la MONUSCO.

Léonie KBGL