Haut-Lomami: le choléra fait déjà 6 morts à Bukama (société civile)

Le territoire de Bukama, dans la province du Haut-Lomami, fait face à une flambée inquiétante de choléra depuis le 15 novembre 2025. Selon les dernières informations de la société civile locale, l’épidémie a déjà tuée 6 personnes et continue à se propager rapidement. La situation sanitaire reste critique, alors que les centres de traitement peinent à faire face à l’afflux de malades. Le centre de traitement de Bukama a enregistré, jusqu’au weekend dernier, 67 cas confirmés, dont 6 décès.

« Plus de 67 cas sont déjà confirmés et 6 personnes sont mortes. Le stock de sels de réhydratation orale est totalement épuisé. Aussi, le stock de sérum Ringer lactate est limité. Dans le dépôt, il n’y a que 100 baxters », déplore Augustin Monga, coordonnateur de la société civile, contacté par Yabisonews.cd.

Les équipes sanitaires se retrouvent dans des conditions difficiles, rendant la prise en charge des patients particulièrement complexe.

Augustin Monga appelle à une intervention urgente du gouvernement provincial.

« Comme vous le voyez dans les vidéos relayées sur les réseaux sociaux, les malades arrivent au centre dans un état critique. En outre, la contamination est rapide. Ainsi, pour une bonne prise en charge, il faut que le centre soit ravitaillé. Sans une intervention rapide du gouvernement provincial, la situation risque de devenir plus grave », insiste-t-il.

La société civile met en garde contre un aggravement possible de l’épidémie si les stocks et moyens nécessaires ne sont pas rapidement fournis.

« La situation risque de se détériorer encore plus si vraiment il n’y a pas de stocks de médicaments et autres traitements pour mettre fin à cette épidémie », a-t-il alerté.

Le choléra reste un défi majeur pour la République démocratique du Congo. Médecins sans frontières rapporte que plus de 58 000 cas ont été enregistrés en neuf mois, avec 1 700 décès entre janvier et octobre et un taux de létalité supérieur à 3 %. Vingt provinces ont été touchées, faisant de cette épidémie l’une des plus graves des dix dernières années, nécessitant une mobilisation rapide des autorités et des acteurs humanitaires.

Patrick Kasongo

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