Butembo – Meurtre d’un militaire : L’armée charge le groupe Maï-Maï du Leader Baraka

Une fois de plus, l’armée pointe le groupe Maï-Maï du Leader Baraka dans l’attaque qui a couté la vie à un élément des Forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), la nuit de dimanche au lundi 21 novembre 2022, en ville de Butembo (Nord-Kivu). C’est ce que confie le Porte-parole du secteur opérationnel Sokola I au cours d’une interview accordée à la Presse l’après-midi de ce lundi.

Répondant aux questions des journalistes à la mairie de Butembo, Anthony Mualushayi a circonscrit que le soldat tué cette nuit assurait la garde aux installations de de la Société des Techniques Spécialisés – Energie du Nord-Kivu (STS-ENK), au Nord de la ville de Butembo.

« Ce soldat a été décapité par les Maï-Maï qui se réclament du mouvement Baraka. Nous avons eu la nouvelle le matin, et tout le monde a été surpris de voir ce genre de comportement. Voilà pourquoi nous sommes dans la ville de Butembo pour en savoir plus », a-t-il dit à la presse.

Ce cadre de l’armée loyaliste n’a pas tardé de réitérer sa conviction que la ville de Butembo est constituée en grande partie des Maï-Maï.

« Les évènements donnent raison à l’armée que la ville est déjà infiltrée. Rappelez-vous que nous avons perdu les officiers de la police, les agents de renseignement dans cette ville, nous avons perdu, il n’y a pas deux semaines, des soldats brulés vifs, décapités ; hier encore nous venons de perdre encore », s’est désolé le Porte-parole de l’armée.

En octobre dernier, un Maï-Maï de la milice Baraka, à en croire l’armée, a été neutralisé à Butuhe. Ce dernier a été abattu par les FARDC lors d’une double attaque de cette milice contre les positions des militaires dans la nuit de dimanche au lundi 17 octobre dans la périphérie de la ville de Butembo. Le capitaine Antony Mwalushay avait confié à la presse que ce combattant et ses compagnons étaient à la recherche des positions faiblement tenues, pour se ravitailler en armes.

Visesa Louangel