Congo hold-up : Entre mépris et rejet du néo-colonialisme (Tribune)

“Congo hold-up”, une énième affaire qui accable l’ancien président de la République Démocratique du Congo, Joseph kabila et son entourage.

Une enquête réalisée en 9 mois par cinq organisations non gouvernementales ( ONG) et un consortium des médias occidentaux. Cette approche, loin d’être la première suscite quelques interrogations dans le chef de certains observateurs de la vie politique de la RDC.

Pourquoi cette mise à l’écart récurrente des médias locaux par exemple s’interroge Emmanuel Mabalungu.

Si certains estiment que la presse locale congolaise qui pourtant fait ses preuves semble être peu outillée, d’autres pensent que cela relève, ni plus, ni moins que du mépris à l’endroit des médias congolais explique cet analyste.

Et de poursuivre, ” les médias étrangers à la base de cette enquête, à l’image des néo colonialistes s’érigent une fois de plus en donneur des leçons, passant sournoisement un message à la population congolaise en particulier et africaine en général que la presse, les médias ne sont pas en mesure de dénoncer les abus qui se passent dans vos pays et pourtant c’est le contraire qui est prouvé chaque jour par ses hommes et ses femmes parfois et souvent au péril de leur vie”.

Pour E. Mabalungu, cette nouvelle forme de la colonisation fait partie de la politique étrangère de certains pays avec pour objectif de discréditer les politiques, les autorités, les médias des ex colonies et ensuite faire croire que la colonisation, le colon n’était pas si mauvais que cela et effacer dans la mémoire les méfaits de la colonisation.

A en croire cet observateur de la vie nationale de la RDC, cette stratégie de “diabolisation” doit désormais faire face à un éveil de conscience des congolais, des africains, qui de plus en plus refusent de subir, et se disent plutôt déterminés à écrire leur propre histoire, avec leurs lunettes pas avec celles qui lui sont envoyées par un ” bienfaiteur” qui en réalité est à la base de beaucoup des maux qui rongent le continent et la Lybie en est le parfait exemple.

Cette prise de conscience, cet esprit de jugeote expliquerait même ce que d’aucuns qualifient de ” flop Médiatique” de ce énième rapport sur les autorités congolaise.

A Emmanuel Mabalungu de conclure, on peut tromper quelqu’un une fois mais on ne peut pas continuer à le tromper tout le temps.

E.M