Désignation du président de la CENI : Dodo Kamba réfute les accusations de corruption mises à charge de certains candidats

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Six confessions religieuses portées par Dodo Kamba, représentant de l’Eglise de Réveil du Congo, se sont réunies ce mardi 3 août au siège de la CIME au quartier Mont Fleury dans la commune de Ngaliema à Kinshasa.

En bloc, elles ont réfuté les accusations de corruption mises à charge de certains candidats présidents de la CENI par l’église catholique et l’église du Christ au Congo, car aucune preuve matérielle n’a été apportée.

« Nous avons dit qu’ils établissent des faits contre la personne pour que nous puissions les traiter et évaluer. Nous devons être cohérents, nous sommes les serviteurs de Dieu. On a reproché de rien à tous les 4 candidats qui sont passés. Ils doivent être sincères. On a mentionné aucun fait qui établit leur culpabilité. On a trouvé injuste de coller sur des personnes de faits qui ne leur concernent pas directement », a déclaré Dodo Kamba.

A en croire Dodo Kamba, l’église catholique et l’ECC sont habituées de ne pas signer les procès-verbaux à chaque fois que les confessions religieuses se réunissent.

« Nous nous sommes dit que c’est une règle démocratique. Il y a l’une des confessions qui est à son 5e refus de signer les procès-verbaux de tous les processus de désignation que nous avons eu. Et l’autre confession est à son 2e refus de signer. Nous pensions que le temps court et que nous devrions terminer le travail qui nous a été confié en toute responsabilité et conscience. Vu que nous n’avons pas pu trouver un consensus, nous avons dit que chaque confession religieuse devrait prendre sa responsabilité en toute liberté », a-t-il dit.

A titre de rappel, dans une conférence conjointe organisée par la CENCO et l’ECC le lundi 2 août 2021, l’Abbé Donatien Nshole et Eric Nsenga, respectivement secrétaire général de la CENCO et l’autre de l’ECC, ont déclaré que des preuves des audios existent dans lesquels les délégués de certaines confessions religieuses temoignent avoir été contactés pour qu’ils votent en faveur d’un candidat proche du pouvoir en place en contrepartie des « sommes colossales ».

BL