F. Kambere à propos des démarches de Mbikayi: « nous ne voulons pas voir une tribu être nommée dans toutes les provinces comme on le voit avec la justice aujourd’hui »

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Le secrétaire général adjoint  du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Ferdinand Kambere, qualifie d’inopportunes les démarches amorcées par l’ancien ministre des actions humanitaires, Steve Mbikayi, visant la suppression des « institutions budgétivores » et la nomination des gouverneurs de provinces non originaires par le président de la République.

Pour Ferdinand Kambere qui fustige l’immixtion du pouvoir central dans la gestion des entités territoriales décentralisées (ETD), la nomination des gouverneurs de provinces non originaires favorisera davantage le tribalisme, faisant allusion aux instances judiciaires actuelles.

« Nous disons non à la proposition de l’ancien ministre Steve Mbikayi qui préconise la nomination des  gouverneurs de provinces non originaires par le Président de la République. Nous ne voulons pas voir une tribu être nommée dans toutes les provinces comme on le voit avec la justice aujourd’hui être animée par une tribu, alors que nous sommes dans un pays qui a plus de 400 tribus. C’est comme s’il n’y avait qu’une tribu qui sait appliquer le droit. Cette façon de régler les comptes n’est pas une bonne façon de diriger la République« , a dit Ferdinand Kambere dans une interview exclusive accordée à Yabisonews.cd.

S’agissant de la suppression des institutions que Steve Mbikayi qualifie de  « budgétivores », entre autres le Sénat, le conseil national de suivi de l’accord de la saint sylvestre (CNSA) et le conseil économique et social, Ferdinand Kambere suggère que le gouvernement puisse réfléchir sur leur réforme. Il demande en outre au gouvernement central d’arrêter de s’immiscer dans le fonctionnement des institutions provinciales.

Il sied de rappeler que Steve Mbikayi et sa plate-forme politique « front patriotique 2023 » ont déposé le lundi 14 juin dernier à l’Assemblée nationale une pétition signée par 113.651 congolais demandant une révision constitutionnelle. Cette révision servira à supprimer certaines institutions qualifiées de budgétivores par Mbikayi.

Dostin Eugène Luange