Insécurité à l’Est : «Nous devons favoriser beaucoup plus les actions non militaires qui doivent accompagner les actions militaires» ( Claude Ibalanky)

Le Coordonnateur du Mécanisme National de Suivi de l’accord cadre d’Addis-Abeba (MNS) Claude Ibalanky Ekolomba a sensibilisé, vendredi 10 décembre dernier, un groupe d’étudiants en relations internationales, issus de différentes universités de la place, sur la diplomatie et la sécurité.

Parlant de la problématique de la stabilisation de l’Est du pays, ce haut représentant du chef de l’État reste persuadé que le programme de pacification et de stabilisation de l’Est, initié par son mécanisme est susceptible à ce jour de favoriser le retour de la paix.

Ce programme, a-t-il expliqué, prévoit les actions militaires et non militaires. Pour sa part, il met en relief les actions non militaires, qui selon lui, peuvent accompagner les actions militaires.

«Vous savez on ne peut pas maintenir la guerre pendant très longtemps parce que cela paralyse le fonctionnement de l’État et les finances publiques. La guerre coûte extrêmement chère, une simple sortie de l’armée peut vous coûter les millions de dollars. Mais ces millions doivent aller au développement et au progrès social. Au lieu de dépenser les millions et les millions dans la guerre, nous devons favoriser beaucoup plus les actions non militaires pour mettre fin à cette guerre, comme les autres pays l’ont fait d’ailleurs. Et prendre ces millions qui vont dans l’exercice de la guerre et construire une bonne armée», a déclaré Ibalanky Ekolomba.

Au niveau du mécanisme national de suivi, Claude Ibalanky a indiqué avoir identifié plus de 300 causes qui favorisent la guerre dans cette partie du pays en proie en l’insécurité depuis des lustres.

«(…)On dit : il faut absolument identifier et s’attaquer aux causes profondes. Il faut bien diagnostiquer le problème. Il faut pas qu’on dise que c’est un problème des minerais, il faut aller profondément (…). Au niveau du mécanisme nous avons identifié plus de 300 causes profondes, comme pour dire que c’est bien au-delà des minerais », renchérit-il.

Parmi les étudiants ayant pris part à cette rencontre figurent ceux de l’université de Kinshasa, université pédagogique nationale, l’université Bel campus et autres.

Dostin Eugène Luange