Kinshasa : L’évacuation des ordures désormais source des revenus pour gagner sa vie ( Constat)

À Kinshasa, des jeunes et vieux font de la récolte des ordures leur gagne-pain. Déjà, entre 4 et 5 heures du matin, leurs cris « matiti», qui veut ordures en français, est un code qu’ils ont adopté pour signaler leur passage, arpentant les ruelles de Kinshasa.

De porte en porte, moyennant un chariot, ils vident des poubelles en échange de 1000 voire 1500 francs congolais, selon la quantité des déchets présents.

Junior n’y a que 3 mois. Et par manque de travail, il a décidé d’emboîter le pas à ses amis afin de ne pas voler pour vivre.

« J’avais vu des amis travailler, c’est pourquoi moi aussi je les ai rejoint. Mais ce n’est pas nous qui avons commencé ce travail. J’ai refusé de voler, c’est pourquoi je fais ça », s’est-il confié à Yabisonews ce jeudi.

David, lui, c’est un trentenaire. Féru dans ce travail, il retrace même la genèse de ce qu’il exerce comme métier depuis 2002.

« Ce job a vu le jour vers les années 90. Mais nous y avons intégré vers les années 2001, 2002», a-t-il dit, avant d’ajouter : « c’est aux environs de 4 et 5 heures du matin que nous nous mettons déjà sur terrain. Et tous les déchets que nous prenons dans vos parcelles, nous les jetons vers BAT, dans la commune de Limete».

En RDC, pays où le chômage bat son plein, ces Congolais, qui font partie, de manière informelle, du service d’insalubrité, se sont départis de honte pour refuser de vivre dans l’oisiveté considérée comme la mère de tous les vices.

Samyr LUKOMBO

Partager

Votre marque mérite une visibilité

Mettre votre publicité ici (365 x 270 px)
Derniers articles
Catégories

Restez connecté

Rejoignez notre newsletters pour être informé de toutes nos publications.