Marche pour la dépolitisation de la Ceni: les mouvements citoyens appellent l’Assemblée nationale à user de la sagesse pour corriger la loi sur la Ceni

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Sanctionnant leur marche pacifique par le dépôt d’un mémorandum, les mouvements citoyens ont invité, ce jeudi 5 août, l’Assemblée nationale à user de sa sagesse pour sauver le processus électoral, entaché des contestations dès son début.

A l’issue de leur sit-in devant le Palais du peuple, 15 mouvements citoyens ont déposé un mémorandum au bureau de l’assemblée nationale demandant la révision de la loi organique sur la Ceni pour dépolitiser cette institution d’appui à la démocratie.

« L’Assemblée nationale est appelée à jouer de sa sagesse pour apporter des corrections majeures afin de sauver le processus électoral qui est déjà entaché des contestations préélectorales, ce qui ouvre une voie pour une vaste contestation post-électorale et par conséquent aux conflits socio-politiques. Ce qui entraînera sans doute un recul majeur de la démocratie.», alertent-ils

Pour ces mouvements de mobilisation citoyenne, la loi organique sur la Ceni récemment adoptée par le parlement a ignoré les propositions de la société civile et plusieurs parties prenantes au processus électoral.

« (…)La plus récente est l’adoption de la loi organique portant sur le fonctionnement et organisation de la commission électorale indépendante en date du 4 juin 2021. Cette dernière a ignoré volontairement les contributions des organisations de la société civile, des certains partis politiques et même l’engagement du chef de l’Etat qui voulaient une réforme réelle et profonde de la centrale électorale, notamment sur la dépolitisation et l’indépendance », dénotent-ils.

Signalons par ailleurs que cette marche devant le palais du peuple avait été étouffée  par les éléments  de la police,  qui  ont fait  usage du gaz lacrymogène pour disperser  ces jeunes militants.

Rappelons que le processus de désignation   de la nouvelle équipe dirigeante de la Ceni est grippé suite à un manque de consensus par les confessions entre elles d’une part et les partis politiques entre eux d’autre part.

Christian Timothée Mampuya