Rapport Mapping: 11 ans après, le Groupe de travail sur la justice transitionnelle appelle à la fin de l’impunité

11 ans après la publication du rapport Mapping, la société civile ne cesse de dénoncer la poursuite des violations des droits humains en RDC et l’impunité dont leurs auteurs ne cessent de jouir au mépris des victimes.

En marge de la célébration du 11ème anniversaire de cette publication, le vendredi 1er octobre, le « Groupe de travail sur la Justice transitionnelle » a organisé une conférence de presse à Kinshasa.

Pour sa coordinatrice, Me Thérèse Kulungu Mbungu, il est inadmissible que ce rapport moisisse dans les tiroirs alors que les auteurs des crimes qu’il recense continuent de jouir allègrement de l’impunité.

« Le rapport moisit dans les tiroirs des Nations-Unies sans jamais avoir été exploité (…). Pendant ce temps, les auteurs présumés de ces crimes affreux circulent allègrement et occupent des postes politiques, militaires ou sécuritaires importants en RDC et dans les pays voisins, au grand dam des victimes et de leurs proches », a-t-elle déclaré.

Pour cette structure de la société civile, seule la mise en application des recommandations du rapport Mapping marquera la fin de l’impunité en RDC et permettra de panser les plaies de victimes.

Me Thérèse Kulungu Mbungu et son organisation appellent ainsi le président de la République, Félix Tshisekedi, à traduire en actes sa volonté exprimée lors du conseil des ministres du 7 août 2020, celle de mettre en place des mécanismes de la justice transitionnelle, telle que recommandée par le rapport Mapping.

Pour rappel, le rapport Mapping a été publié le 1er octobre 2010 par le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme. Il décrit les violations les plus graves des droits humains et du droit international humanitaire commises en RDC entre mars 1993 et juin 2003.

Dostin Eugène Luange

Partager