RDC – Affaire Stanis Bujakera: Le chef de l’État congolais évoque l’éventualité d’une grâce présidentielle si le journaliste était condamné

Dans une interview accordée aux médias français France 24 et RFI, le président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi s’est à nouveau exprimé sur le cas du journaliste Stanis Bujakera, incarcéré depuis deux mois dans le cadre de l’affaire dite “Okendegate”.

Interrogé sur une éventuelle intervention de sa part alors que la justice suit son cours, Félix Tshisekedi a laissé entendre qu’il pourrait gracier le journaliste s’il était condamné. “J’interviendrai peut-être si jamais il était condamné, par une grâce présidentielle ou une amnistie”, a-t-il déclaré.

Le chef de l’État congolais maintient cependant sa position de non-ingérence dans la procédure judiciaire en cours. “Je ne suis ni à l’origine de son arrestation ni en train de tirer les ficelles pour qu’on enfonce Stanis Bujakera”, a-t-il affirmé.

Félix Tshisekedi a par ailleurs défendu les renseignements militaires (FNI), auxquels des documents attribués au journaliste faisaient porter la responsabilité de l’assassinat de l’opposant Chérubin Okende. “Ni mon régime ni mon proche n’y est de près ou de loin lié à l’assassinat de Chérubin Okende”, a-t-il déclaré.

Cette intervention présidentielle laisse entendre qu’une sortie politique, sous forme de grâce, pourrait être envisagée si Stanis Bujakera était condamné par la justice. Le chef de l’État congolais maintient cependant sa confiance dans la séparation des pouvoirs.

Stanis Bujakera, également directeur adjoint de publication du site congolais d’information Actualité.cd et correspondant à Kinshasa de l’agence Reuters, est accusé notamment de “faux en écriture” et “propagation de faux bruits”, pour un article publié par Jeune Afrique mettant en cause les renseignements militaires dans l’assassinat mi-juillet de l’opposant Chérubin Okende.

L’article se basait sur un document présenté comme une note confidentielle émanant d’un autre service de renseignements. Les autorités affirment que ce document est un faux.

Christian-Timothée Mampuya

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