RDC : La société civile environnementale du Nord et Sud-Kivu dénonce la recrudescence des activités illégales dans les aires protégées

Dans une mission de plaidoyer sur les questions environnementales liées aux enjeux climatiques, les délégués du regroupement des ONGs environnementales du Nord-Kivu et Sud-Kivu (ROPE-RDC) ont tenu un point de presse mardi 08 décembre dernier, pour dénoncer la recrudescence des activités illégales dans les parcs nationaux et autres aires protégées en RDC.

Selon le porte-parole de ces ONG, Josué Aruna, certaines personnalités basées à Kinshasa seraient directement impliquées dans ces activités illégales. Il estime que ces pratiques diminuent les chances de la RDC sur le plan international, comme étant pays-solution aux problèmes climatiques.

“Les aires protégées sur l’ensemble du territoire national sont menacées par des personnes qui empiètent même les lois de la République. Ces menaces pourraient compromettre la position actuelle de la RDC comme pays-solution du changement climatique”, a-t-il dénoncé.

Et d’ajouter : “Il y a aussi des groupes armés à l’Est du pays principalement qui ont établi leurs sièges à l’intérieur des aires protégées et qui menacent également les efforts de conservation en s’adonnant à la criminalité faunique, environnementale et même aux crimes contre l’humanité”.

Parmi les activités les plus flagrantes identifiées par cette société civile sont notamment la construction d’un campus universitaire dans le parc national de Virunga, l’exploitation de l’or dans le parc national de Kahuzi-Biega par des groupes armés, la construction du barrage hydroélectrique de Sombwe dans le parc national de l’Upemba.

Pour ce faire, elles ont plaidé pour l’annulation des actes d’agrément des projets d’investissement illégaux dans les aires protégées, la démarcation participative et définitive des limites des aires protégées dans le respect de la loi relative à la conservation de la nature et les renforcements des effectifs des écogardes en y intégrant les peuples autochtones .

A noter que cette société civile a également déploré des menaces qui pèseraient sur certains activistes et défenseurs de la nature pour avoir dénoncé quelques unes de ces activités illégales dans les aires protégées en RDC.

Israël Senga